- Logement de plus de 15 ans : diagnostic électrique obligatoire à la vente et à la location depuis la loi ÉLAN (1er janvier 2020), rapport valable 6 ans.
- Entreprise ou ERP : vérification périodique tous les 1 à 5 ans selon l’activité, rapport transmis sous 5 semaines par un organisme accrédité COFRAC.
- Piège classique : un rapport négatif ne bloque pas la vente, mais l’assureur peut réduire ou refuser l’indemnisation après un sinistre d’origine électrique.
Au sommaire :
- 1. Particuliers : vente, location, travaux
- 2. Entreprises et ERP : la vérification périodique
- 3. Belgique : RGIE et cycle de 25 ans
- 4. Tarifs indicatifs 2026
- 5. Un contrôle en 6 étapes
- 6. Le conseil de l’expert Élecineris
- 7. Questions fréquentes
Le tableau grésille depuis des mois. Puis un jour, plus rien : le différentiel a sauté et refuse de tenir. À Goincourt, dans les pavillons du plateau comme sur les bords du Thérain, l’histoire se répète à chaque intervention. Beaucoup de maisons construites entre 1965 et 1985 tournent encore avec leur installation d’origine — fusibles à cartouche, prises sans terre, aucun interrupteur différentiel 30 mA. Le contrôle de l’installation électrique est la vérification technique réglementaire qui atteste que circuits, protections et mise à la terre respectent les règles de sécurité en vigueur. L’arrêté du 26 décembre 2011 fixe la périodicité entre 1 et 5 ans pour les professionnels ; un diagnostic s’impose pour les logements de plus de 15 ans mis en vente ou en location.
Alors, à quel moment exactement la loi vous impose-t-elle de faire contrôler vos circuits ? La réponse dépend de trois paramètres : votre statut (particulier, bailleur, entreprise), l’usage du bâtiment et son ancienneté. Voici le décryptage complet, avec les tarifs constatés en 2026 et les pièges qui coûtent cher.

Testeur de prise électrique multifonction
Lien affilié
Particuliers : vente, location, travaux — les trois déclencheurs
Chez un particulier, le contrôle de l’installation intérieure d’électricité devient obligatoire dans trois situations : la vente d’un logement de plus de 15 ans, sa mise en location, et la réalisation de travaux ayant modifié le réseau. Le rapport remis doit dater de moins de 6 ans au moment de la signature.
Ce que dit la loi ÉLAN depuis le 1er janvier 2020
La loi ÉLAN a étendu le diagnostic électrique à la location. Avant, seul l’acheteur y avait droit. Désormais, le bailleur d’un logement de plus de 15 ans doit annexer un état de l’installation intérieure d’électricité au contrat de bail. Validité : 6 ans, pas un jour de plus.
Autre nuance que peu de propriétaires connaissent : le diagnostic ne juge pas le confort, il juge la sécurité. Une installation avec trois prises par pièce mais sans terre sera jugée non conforme. À l’inverse, une installation modeste mais correctement protégée passe sans difficulté.
Ce que vérifie concrètement le diagnostiqueur
- L’appareil général de coupure et de protection (AGCP), accessible et identifié.
- Le tableau électrique, ses disjoncteurs généraux et différentiels.
- Les circuits et appareillages : prises, interrupteurs, raccordement à la terre.
- Les sections de câbles et le repérage des circuits au tableau.
- Les protections spécifiques des pièces d’eau et des locaux à risques.
- La continuité de la terre et les liaisons équipotentielles.
Tout cela renvoie à un texte unique : la norme NF C 15-100. Elle encadre les surintensités, la mise à la terre et les sections de câbles en fonction des puissances appelées. Un logement conforme à cette norme dans sa version applicable au moment de l’installation passe le contrôle. Un logement bricolé, jamais.
Pourquoi les assureurs y regardent de plus près
C’est le point que les propriétaires sous-estiment le plus. En cas de sinistre d’origine électrique, l’assureur demande le rapport de contrôle. Sans document à jour, il peut réduire l’indemnisation, voire la refuser pour non-respect des obligations d’entretien. Une installation conforme, c’est aussi un argument de vente : un acheteur informé négocie moins.
| Situation | Contrôle obligatoire | Validité du rapport |
|---|---|---|
| Vente d’un logement de plus de 15 ans | Oui (loi ÉLAN) | 6 ans |
| Mise en location d’un logement de plus de 15 ans | Oui, annexé au bail | 6 ans |
| Logement de moins de 15 ans | Non, mais recommandé | — |
| Après remplacement du tableau ou extension | Nouveau Consuel si compteur concerné | Selon dossier |

Multimètre numérique TRMS
Lien affilié
Entreprises et ERP : la vérification périodique et son calendrier
Côté professionnel, le contrôle électrique relève de l’obligation de sécurité de l’employeur, inscrite aux articles R. 4226-14 à R. 4226-21 du Code du travail. L’article R. 4226-16 impose une vérification périodique des installations ; la fréquence oscille entre 1 et 5 ans selon le type de bâtiment et l’activité exercée.
Le texte est sans ambiguïté : « L’employeur procède ou fait procéder, périodiquement, à la vérification des installations électriques afin de s’assurer qu’elles sont maintenues en conformité avec les règles de santé et de sécurité qui leur sont applicables. » Traduction : déléguer ne dispense pas de responsabilité. Le chef d’entreprise reste le premier responsable en cas d’accident.
Les fréquences à retenir
- ERP du 1er groupe (hôtels, restaurants, centres commerciaux, écoles) : contrôle annuel.
- ERP du 2e groupe selon la catégorie : tous les 2 ans dans certains cas.
- Locaux à risques soumis au Code du travail : annuel.
- Bâtiments industriels et tertiaires : de 1 à 5 ans selon l’activité et l’environnement (humidité, poussières, corrosion).
- Vérification initiale : mise en service, modification de structure importante, changement d’activité, incident électrique majeur ou demande de l’inspection du travail.
Q18, Q19 et Consuel : trois documents, trois rôles
Le certificat Q18 atteste la conformité des installations électriques. Les assureurs l’exigent pour les bâtiments recevant du public ou des travailleurs, et il est obligatoire pour les ERP : hôtels, restaurants, commerces, écoles. Il est délivré par des organismes agréés comme Socotec ou Dekra.
Le Q19 complète le Q18. Il atteste l’absence d’échauffement anormal des installations, vérifiée par caméra thermique infrarouge. Un serrage de borne desserré ne se voit pas à l’œil nu ; il se voit très bien à l’image thermique. C’est exactement le type de défaut qui met le feu à un tableau trois mois plus tard.
Le Consuel, lui, n’a rien à voir avec un contrôle périodique. C’est le certificat exigé pour l’ouverture du compteur, sur une installation neuve ou rénovée. Sans lui, le gestionnaire de réseau ne raccorde pas.
Ce que risque une entreprise non conforme
- Sanctions administratives prononcées par l’inspection du travail.
- Amendes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros.
- Responsabilité pénale directe du dirigeant en cas d’accident.
- Refus d’indemnisation par l’assureur après sinistre.
- Fermeture administrative temporaire de l’établissement.
Dans un bail commercial, la répartition des rôles est simple : le propriétaire garantit la conformité initiale, l’exploitant locataire assume les vérifications périodiques. Toute modification des installations déclenche une nouvelle vérification initiale.

Détecteur de tension sans contact
Lien affilié
Belgique : RGIE, procès-verbal et cycle de 25 ans
En Belgique, le contrôle électrique relève du RGIE (Règlement Général sur les Installations Électriques) et doit être confié à un organisme agréé par le SPF Économie. Un procès-verbal est exigé à la vente depuis le 1er juillet 2008, à la mise en service d’une nouvelle installation, après travaux et tous les 25 ans.
Un électricien, même excellent, ne peut pas délivrer ce procès-verbal. Seul un organisme agréé est habilité. Certinergie, par exemple, affiche plus de 340 000 contrôles réalisés, un agrément BELAC 563-INSP et des rendez-vous sous 48 heures en Wallonie et à Bruxelles.
Le seuil du 1er octobre 1981
Cette date change tout. Une installation antérieure au 1er octobre 1981 doit être inspectée avant la signature de l’acte authentique, et le procès-verbal est transmis au notaire. Une installation postérieure doit simplement disposer d’un dossier électrique complet, avec un PV de conformité initial valable 25 ans, sauf modification majeure.
Rapport négatif : quels délais pour se mettre en conformité
| Situation | Délai de mise en conformité | Recontrôle |
|---|---|---|
| Installation d’avant 1981 jamais contrôlée | 18 mois à partir de l’acte authentique | Organisme choisi librement |
| Installation d’après 1981 ou déjà contrôlée | 12 mois à partir du contrôle | Même organisme |
Bonne nouvelle : une vente reste possible malgré un rapport négatif. L’engagement de mise en conformité est simplement mentionné dans l’acte notarié. Le rapport positif, lui, ouvre 25 ans de tranquillité.
Depuis le 1er avril 2026, le RGIE encadre aussi les technologies courant continu : panneaux photovoltaïques, batteries de stockage, bornes de recharge. Nouvelles règles de mise à la terre DC (TN, TT, IT), protections adaptées aux chocs électriques continus, exigences renforcées sur le matériel. Aucune rétroactivité : les certificats existants restent valables.
Tarifs 2026 : ce que coûte réellement un contrôle
Les prix varient surtout selon la surface, le nombre de tableaux et la complexité de l’installation. Voici les montants constatés en 2026, en France et en Belgique.
| Prestation | Pays | Prix indicatif 2026 |
|---|---|---|
| Diagnostic électricité logement | France | 100 à 180 € TTC selon la surface |
| Contrôle périodique d’un bâtiment simple | France | environ 350 € HT |
| Visite complète avec rapport standardisé | France | 1 400 à 1 500 € HT |
| Demi-journée supplémentaire sur site | France | 400 € HT |
| Visite de rattrapage après non-conformité | France | environ 150 € HT |
| Contrôle, 1 compteur jusqu’à 400 m² | Belgique | 165 € TVAC |
| Contrôle, 1 compteur de 401 à 600 m² | Belgique | 215 € TVAC |
| Compteur supplémentaire à la même adresse | Belgique | 115 € TVAC |
Trois facteurs font grimper la facture : le type d’installation (une usine ou un centre commercial coûte plus cher qu’un local artisanal), la taille de l’entreprise et la fréquence des contrôles. Pour les particuliers, les primes régionales en Belgique allègent la note : Primes Habitation en Wallonie, RENOLUTION à Bruxelles, Mijn VerbouwPremie en Flandre (jusqu’à 3 000 € selon revenus et travaux).

Disjoncteur différentiel 30 mA type A
Lien affilié
Un contrôle électrique en 6 étapes
Un contrôle sérieux suit toujours le même fil. Comptez 30 minutes à 1 h 30 pour un logement, et prévoyez l’accès au tableau ainsi qu’à tous les locaux, sans exception.
- Étape 1 : examen visuel – fils dénudés, prises abîmées, tableau vétuste, correspondance avec le schéma unifilaire. C’est là que la majorité des anomalies apparaissent.
- Étape 2 : mesures techniques – continuité des conducteurs, résistance de la prise de terre, attendue entre 30 et 100 ohms en installation domestique.
- Étape 3 : test des dispositifs de protection – déclenchement des différentiels, calibrage des disjoncteurs, état de l’appareil général de coupure.
- Étape 4 : vérification des mises à la terre – continuité de terre et liaisons équipotentielles, pièce par pièce.
- Étape 5 : rédaction du rapport – infractions classées par gravité, mesures relevées, observations. En France, transmission sous 5 semaines par l’organisme accrédité.
- Étape 6 : préconisations de mise en conformité – l’organisme identifie les défauts mais ne réalise jamais les travaux. Un électricien agréé prend le relais.
En Belgique, préparez le schéma unifilaire et le plan de position signés en trois exemplaires, ainsi que votre code EAN à 18 chiffres, inscrit sur la facture d’électricité. Un document manquant, et c’est une nouvelle visite facturée après correction.
Le conseil de l’expert Élecineris
Photographiez votre tableau avant la visite, et gardez le rapport dans le dossier de la maison. À Goincourt, nous voyons arriver des propriétaires stressés par un contrôle annoncé, alors qu’une simple photo datée du tableau, des disjoncteurs et des terres suffit souvent à préparer les points sensibles. Deuxième réflexe : faites vérifier la prise de terre avant l’inspection. Dans les maisons anciennes du secteur, entre humidité du Thérain et câbles d’origine, c’est le défaut numéro un relevé par les organismes. Un contrôle préalable par nos équipes de dépannage électrique coûte bien moins cher qu’une contre-visite. Et si le rapport pointe un tableau hors d’âge, la rénovation électrique complète remet tout à plat en une journée, Consuel inclus.
Questions fréquentes
Le diagnostic électrique est-il obligatoire pour vendre une maison à Goincourt ?
Oui, dès lors que le logement a plus de 15 ans. Depuis la loi ÉLAN appliquée au 1er janvier 2020, le vendeur fournit un état de l’installation intérieure d’électricité daté de moins de 6 ans, annexé au compromis puis à l’acte. Un logement plus récent en est dispensé, même si un contrôle volontaire reste conseillé.
Que se passe-t-il si le rapport de contrôle est négatif ?
Rien ne bloque la transaction : le rapport liste simplement les anomalies, et l’acheteur en est informé. En Belgique, vous disposez de 12 à 18 mois pour réaliser les travaux selon l’âge de l’installation. En France, l’acheteur négocie fréquemment une baisse de prix ou fait réaliser les travaux après la vente.
Quelle différence entre le Consuel et un contrôle périodique ?
Le Consuel valide une installation neuve ou rénovée avant l’ouverture du compteur, en vérifiant la conformité à la NF C 15-100. Le contrôle périodique, lui, s’applique à une installation déjà en service et se répète tous les 1 à 5 ans pour les professionnels. Deux démarches distinctes, à deux moments différents.
Mon assureur peut-il refuser de m’indemniser après un incendie électrique ?
Oui, et c’est le risque le plus coûteux. Une clause d’exclusion pour installation non conforme autorise l’assureur à réduire, voire refuser l’indemnisation si le sinistre est d’origine électrique. Un rapport de vérification à jour, conservé avec les factures de travaux, constitue votre meilleure preuve de diligence.
À quelle fréquence faire contrôler son installation quand on est propriétaire ?
Hors vente et location, aucune obligation légale ne s’impose aux particuliers. Le bon sens terrain commande un contrôle tous les 3 à 5 ans, et sans attendre si l’installation date d’avant 1990, si le tableau chauffe anormalement ou si les disjonctions se répètent.
Passez à l’action
Un contrôle électrique réussi ne s’improvise pas : il se prépare. Vérifiez d’abord votre situation — vente, location, activité professionnelle — puis rassemblez les documents et faites pré-inspecter les points sensibles. À Goincourt et dans tout le Beauvaisis, les équipes Élecineris interviennent pour le dépannage, la mise en conformité et la rénovation complète du tableau.
Un doute sur votre installation ? Contactez Élecineris et obtenez un diagnostic clair avant que l’organisme de contrôle ne passe. Mieux vaut une heure d’avance qu’un rapport négatif à gérer dans l’urgence.

