- Règle de base : 1 kWc installé produit environ 1 000 kWh par an, soit 6 à 7 m² de modules et près de 8 000 km de conduite électrique.
- Besoin réel : comptez 1 875 à 2 500 kWh par an pour 15 000 à 20 000 km, ce qui impose 8 à 12 panneaux pour rester en autoconsommation.
- Le piège à éviter : revendre son surplus au tarif unique de 1,1 c€/kWh rapporte moins que de le stocker dans la voiture ou une batterie domestique.
Au sommaire :
- 1. Pourquoi coupler borne de recharge et panneaux solaires à Songeons
- 2. Dimensionner : combien de panneaux pour votre voiture ?
- 3. L’installation pas à pas, de la toiture au compteur
- 4. Aides et tarifs indicatifs 2026
- 5. Le conseil de l’expert Élecineris
- 6. Questions fréquentes
La facture ne ment jamais. Un propriétaire de Songeons qui passe à la voiture électrique voit grimper son abonnement de 1 800 à 2 500 kWh par an, sans toujours mesurer l’impact sur le budget du foyer. Brancher la voiture sur ses propres panneaux change radicalement l’équation.
Coupler une borne de recharge à des panneaux photovoltaïques, c’est produire sur son toit l’électricité qui remplit la batterie du véhicule, sans passer par le réseau. En 2026, 1 kWc installé dans l’Oise génère environ 1 000 à 1 100 kWh par an, de quoi couvrir près de 8 000 km de conduite électrique pour un foyer équipé.

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Pourquoi coupler borne de recharge et panneaux solaires à Songeons
Le marché a basculé. En 2023, la France a immatriculé 328 512 voitures particulières 100 % électriques, soit 16,53 % du marché, contre environ 220 000 un an plus tôt. L’ACEA confirme la trajectoire européenne : 0,9 % de part de ventes en 2018, 5,4 % en 2020, 9,1 % en 2022. Et l’interdiction du diesel neuf en Europe à l’horizon 2035 verrouille le mouvement.
Dans le même temps, le photovoltaïque français a produit 21 TWh en 2022, en hausse de 31 % sur un an. Le mix RTE reste dominé par le nucléaire (63 %), mais le solaire pèse désormais 8 %, devant l’hydraulique et derrière l’éolien (16 %). Autrement dit : le solaire n’est plus un gadget de pionnier.
Sur le terrain, en Picardie, la question n’est pas « faut-il installer des panneaux ? » mais « comment les dimensionner pour que la voiture roule vraiment au soleil ? ». Une étude pan-européenne Kantar/Virta de 2022 indiquait que 66 % des Français estiment qu’un véhicule électrique devrait être rechargé exclusivement avec de l’électricité renouvelable. La demande sociétale est là. Reste l’ingénierie.
Autoconsommer ou revendre : le calcul qui change tout
Le tarif de rachat historique des débuts du solaire atteignait 300 à 500 €/MWh. Les contrats d’obligation d’achat tournent aujourd’hui autour de 60 €/MWh. Et depuis la réforme de 2026, la prime à l’autoconsommation a disparu et le surplus injecté sur le réseau est valorisé à un tarif unique de 1,1 c€/kWh, quelle que soit la puissance installée. Traduction : injecter ne paie plus.
| Critère | Autoconsommation (recharge VE) | Revente du surplus au réseau |
|---|---|---|
| Valeur du kWh | Équivalent tarif réseau évité, soit 20 à 25 c€/kWh | 1,1 c€/kWh en tarif unique autoconsommation |
| Dépendance aux fournisseurs | Forte baisse | Nulle sur la facture, mais revenu faible |
| Investissement supplémentaire | Borne pilotée, éventuellement batterie | Aucun |
| Pertinence à Songeons | Élevée si véhicule présent en journée | Faible au tarif 2026 |
Un chiffre pour mesurer l’écart : sur 2 000 kWh annuels, l’autoconsommation valorise environ 400 à 500 € de consommation évitée, la revente plafonne à 22 €. Le débat est clos.

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Dimensionner : combien de panneaux pour votre voiture ?
Le dimensionnement d’une installation solaire dédiée à la recharge d’un véhicule électrique repose sur trois données : la consommation réelle de la voiture, le kilométrage annuel et la part de recharge effectuée à domicile. Sans ces trois chiffres, toute estimation est un coup de dés.
Ordre de grandeur retenu par les installateurs : 8 à 10 panneaux pour atteindre 3 kWc, soit la recharge d’une Renault ZOE, modèle qui représente encore 34 % du parc électrique français. Pour 3 à 6 kWc, comptez 10 à 20 modules. Un pack de 12 panneaux correspond à 4,5 kWc.
| Modèle | Consommation | Besoin annuel (15 000 km) |
|---|---|---|
| Fiat 500 e | 13,0 kWh/100 km | 1 950 kWh |
| Tesla Model 3 | 14,0 kWh/100 km | 2 100 kWh |
| Volkswagen ID.3 | 15,4 kWh/100 km | 2 310 kWh |
| Renault Twingo Electric | 16,0 kWh/100 km | 2 400 kWh |
| Tesla Model Y | 16,9 kWh/100 km | 2 535 kWh |
| Mercedes EQC | 19,4 kWh/100 km | 2 910 kWh |
Une Volkswagen e-Golf à 13,20 kWh/100 km parcourt environ 8 000 km avec 1 000 kWh, soit à peu près 28 recharges. Ces chiffres n’intègrent pas les pertes de charge, de l’ordre de 10 à 15 % sur une recharge lente : prévoyez toujours une marge de sécurité de 20 % sur la puissance installée.
Le cas particulier du véhicule absent en journée
C’est le scénario le plus fréquent à Songeons : la voiture dort la nuit et travaille le jour. La production solaire culmine entre 11 h et 16 h, exactement quand le véhicule est sur un parking. Deux réponses techniques existent : la batterie domestique stationnaire, facturée jusqu’à 10 000 € pour 10 kWh (soit environ 1 000 €/kWh), ou le pilotage intelligent de la borne avec report de charge en soirée. La première coûte cher, la seconde demande simplement une borne communicante.

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L’installation pas à pas, de la toiture au compteur
Un projet solaire plus borne mal séquencé coûte systématiquement plus cher qu’un projet mené dans le bon ordre. Voici la méthode appliquée sur nos chantiers du secteur.
- Étape 1 : Auditer la puissance souscrite et le tableau électrique – Un 12 kVA suffit rarement pour une maison chauffée à l’électrique plus une borne 7,4 kW. Vérifiez le compteur Linky, l’âge du tableau et la place disponible pour les modules différentiels.
- Étape 2 : Valider la faisabilité photovoltaïque – Orientation, masques d’arbres, état de la charpente, surface utile. Un installateur certifié RGE avec la mention QualiPV de Qualit’EnR réalise cette étude gratuitement.
- Étape 3 : Choisir la borne avant de tirer les câbles – 7,4 kW en monophasé pour la majorité des usages, 11 ou 22 kW en triphasé si l’abonnement le permet. Une borne AC jusqu’à 22 kW reste compatible avec l’autoconsommation solaire.
- Étape 4 : Créer une ligne dédiée conforme NF C 15-100 – Départ protégé par disjoncteur, différentiel adapté à la recharge de véhicule, mise à la terre contrôlée. Aucun piquage sur une prise existante.
- Étape 5 : Activer l’asservissement solaire – La borne ne déclenche la charge que si l’excédent de production dépasse 1,4 kW en monophasé ou 4,2 kW en triphasé. C’est le réglage qui évite de racheter du réseau.
- Étape 6 : Déclarer les travaux – Déclaration préalable en mairie pour la toiture, convention de raccordement auprès d’Enedis. Un dossier incomplet bloque le raccordement plusieurs mois.
Pour les interventions électriques lourdes (reprise de tableau, remplacement de disjoncteur, mise en sécurité), faites appel à notre service de dépannage électrique : un défaut de terre sur une borne de 7,4 kW n’est pas une option négociable. Les rénovations complètes de tableaux et de circuits sont traitées sur la page rénovation électrique.
Ombrière, carport ou toiture : quel support ?
La loi Énergies Renouvelables impose désormais des ombrières photovoltaïques sur les parkings publics de plus de 80 places, avec un potentiel estimé entre 7 et 11 GW à l’échelle nationale. Ce cadre profite aussi aux particuliers : un carport solaire protège la voiture, produit de l’électricité et rapproche la borne du point de production. Sur une maison de Songeons avec cour exposée sud, c’est souvent la meilleure configuration.

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Aides et tarifs indicatifs 2026
Les dispositifs de soutien ont profondément changé. La prime à l’autoconsommation, qui versait 80 à 120 €/kWc (jusqu’à 370 €/kWc sur certaines tranches de 3 à 9 kWc), n’existe plus depuis 2026. En revanche, le crédit d’impôt sur les bornes reste actif et la TVA réduite s’applique toujours.
| Poste | Montant indicatif 2026 | Condition clé |
|---|---|---|
| Kit photovoltaïque 3 kWc posé | 8 000 à 12 000 € | Installateur RGE QualiPV |
| Pack 12 panneaux / 4,5 kWc | dès 11 990 € | Pose et mise en service incluses |
| Borne 7,4 kW AC posée | 1 200 à 2 000 € | Ligne dédiée NF C 15-100 |
| Borne 22 kW triphasée posée | 2 500 à 4 500 € | Abonnement triphasé |
| Batterie stationnaire 10 kWh | 6 000 à 10 000 € | Local ventilé, surface au sol |
| Crédit d’impôt borne | 75 % du montant, plafond 300 € | Travaux depuis 2021, résidence principale ou secondaire |
| TVA | 10 % sur PV ≤ 3 kWc, 5,5 % sur l’équipement de charge | Sur devis installateur |
| Prime Advenir | Selon référentiel en vigueur | Borne ouverte au public si aide à l’installation |
| Bonus véhicule électrique | 6 000 € | Limité à 27 % du prix d’achat |
Un point de vigilance : les subventions pour bornes collectives ou publiques impliquent une ouverture au public. Ne mélangez pas aide privée et aide publique dans le même dossier, le contrôle de conformité est systématique.
Le stockage embarqué, alternative à la batterie fixe
La recharge bidirectionnelle V2G transforme la voiture en batterie de la maison : stockage du solaire en journée, restitution le soir, lissage des pics de consommation. Plus besoin d’acheter 10 kWh de stockage stationnaire à 1 000 €/kWh. La technologie est déjà déployée en Finlande et en Grande-Bretagne, et les premiers matériels compatibles arrivent en France. À surveiller de près pour un projet lancé en 2027.
Le conseil de l’expert Élecineris
Ne dimensionnez jamais votre installation solaire sur la voiture que vous possédez aujourd’hui, mais sur celle que vous aurez dans huit ans. Une installation photovoltaïque vit 25 ans, un véhicule électrique se change tous les 4 à 6 ans. Prévoyez dès le départ 1 kWc de marge sur la puissance calculée : le surcoût initial est marginal, alors que rajouter des modules trois ans plus tard coûte deux fois plus cher en main-d’œuvre et en démarches.
Second réflexe de terrain : faites poser la borne et les panneaux par la même équipe, ou au minimum faites valider la compatibilité de l’asservissement solaire avant la signature. Une borne non pilotable bride la rentabilité de toute l’installation. Sur les communes rurales du pays de Bray, les délais de raccordement Enedis peuvent atteindre huit semaines en période de pointe : anticipez le calendrier.
Questions fréquentes
Peut-on recharger une voiture électrique avec des panneaux solaires sans batterie ?
Oui, à condition de recharger pendant la production. L’électricité solaire est consommée instantanément : la borne doit être asservie pour ne charger que lorsque l’excédent dépasse 1,4 kW en monophasé. En dehors de cette plage, le véhicule puise sur le réseau. Prévoyez donc un pilotage, sinon l’autoconsommation chute sous 40 %.
Combien de panneaux faut-il pour recharger une voiture électrique ?
Comptez 8 à 10 panneaux pour 3 kWc, ce qui couvre environ 8 000 km par an. Pour 15 000 à 20 000 km, il faut viser 1 875 à 2 500 kWh annuels, soit 10 à 12 modules selon l’exposition. Une toiture plein sud dans l’Oise améliore le rendement de 10 à 15 % par rapport à une exposition est-ouest.
Faut-il une borne ou une simple prise pour recharger avec du solaire ?
Une prise renforcée 16 A suffit pour 8 à 10 km par heure de charge, mais elle ne permet pas l’asservissement solaire. La borne murale, elle, module la puissance en temps réel selon la production. C’est ce pilotage qui rend le couplage rentable. Une prise classique reste adaptée en dépannage uniquement.
Le solaire vaut-il le coup en Picardie, près de Songeons ?
Oui, avec un rendement d’environ 1 000 à 1 100 kWh par kWc et par an, contre 1 300 à 1 400 kWh dans le sud de la France. L’écart est réel mais la consommation se fait aussi sur place. Le ratio autoconsommation y est même souvent meilleur, car la production moins brutale se cale mieux sur les usages quotidiens.
Peut-on revendre son surplus à EDF plutôt que de recharger sa voiture ?
Techniquement oui, via un contrat d’obligation d’achat ou une ELD. Économiquement, non : le tarif unique de 1,1 c€/kWh appliqué depuis 2026 au surplus d’autoconsommation ne couvre pas le coût de production. Mieux vaut charger la voiture, alimenter un chauffe-eau ou basculer sur une batterie domestique.
Passez à l’action
Un projet solaire plus borne mal calibré, c’est 2 000 à 4 000 € partis en fumée et une voiture qui continue de rouler au kWh réseau. L’inverse est vrai aussi : un dimensionnement juste, une ligne dédiée conforme et un asservissement correctement paramétré changent la facture pour vingt ans.
Vous habitez Songeons ou les communes voisines et vous voulez savoir ce que votre toiture peut réellement produire ? L’équipe Élecineris se déplace pour un diagnostic électrique complet : puissance disponible, état du tableau, faisabilité de la borne et cohérence du dimensionnement solaire. Demandez votre visite technique gratuite et repartez avec un chiffrage clair, sans engagement.




