- Règle légale : la norme NF C 15-100 impose au minimum 8 circuits pour une maison de 80 m², dont 4 circuits spécialisés réservés aux gros appareils.
- Règle technique : la section du câble commande le calibre du disjoncteur — 1,5 mm² / 10 A pour l’éclairage, 2,5 mm² / 20 A pour les prises, 6 mm² / 32 A pour une plaque induction.
- Piège classique : garder un circuit unique hérité des années 1970. Une surcharge fait sauter toute la maison et les vieux conducteurs chauffent dans les murs.
Le disjoncteur claque un dimanche soir d’hiver. Toute la maison s’éteint. Vous cherchez l’origine pendant deux heures, lampe de poche entre les dents. Dans les pavillons anciens du secteur de Feuquières, ce scénario renvoie presque toujours au même coupable : une installation où prises, éclairage, four et ballon d’eau chaude partagent un seul et même circuit.
La séparation des circuits électriques est l’organisation du tableau qui consiste à dédier un disjoncteur et un câble distincts à chaque usage du logement. La norme NF C 15-100 impose un minimum de 8 circuits pour 80 m² et 4 circuits spécialisés pour l’électroménager. Conséquence directe : des conducteurs qui chauffent moins, des coupures localisées et une panne identifiée en quelques minutes au lieu de plusieurs heures.
Au sommaire :
- 1. Un seul circuit pour toute la maison : le vrai coût caché
- 2. Combien de circuits prévoir selon la surface
- 3. Sections de câble et calibres : le tableau de référence
- 4. Répartir ses circuits : la méthode en 6 étapes
- 5. Terre, pièces humides et parafoudre
- 6. Tarifs indicatifs 2026
- 7. Questions fréquentes

Tableau électrique précâblé 3 rangées (Legrand XL³ ou Schneider Resi9)
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Un seul circuit pour toute la maison : le vrai coût caché
Un circuit unique, c’est un câble de 2,5 mm² qui porte l’éclairage, les prises du séjour, le réfrigérateur et parfois le chauffe-eau. Le cuivre chauffe à chaque appel de puissance. Il vieillit. Et un jour, l’isolant lâche.
Autour de Feuquières, les maisons en brique du plateau picard construites entre 1960 et 1975 gardent souvent leur tableau d’origine à fusibles porcelaine. Le lave-linge, le four et l’aspirateur passent alors sur les mêmes 1,5 mm². Or un four seul consomme environ 3 650 W, soit plus de 16 A : la limite même d’un circuit de prises correctement calibré. Ajoutez un ballon d’eau chaude, et la protection saute. Systématiquement.
Les circuits de prises se câblent en dérivation, c’est-à-dire en parallèle : une prise en panne n’entraîne pas les autres. C’est tout l’intérêt de la séparation. Vous perdez la buanderie, pas la maison entière.
| Critère | Circuit unique (installation ancienne) | Circuits séparés (NF C 15-100) |
|---|---|---|
| Nombre de départs au tableau | 1 à 2 | 8 minimum, jusqu’à 20 sur une maison équipée |
| Section des câbles | 1,5 mm² souvent, terre absente sur les points anciens | 1,5 / 2,5 / 6 mm² selon l’usage, terre systématique |
| Protection des personnes | Aléatoire, parfois aucun différentiel 30 mA | Interrupteur différentiel 30 mA en tête de rangée |
| Conséquence d’une surcharge | Coupure générale, tout le logement s’éteint | Seul le circuit concerné se coupe |
| Risque d’échauffement | Élevé sur les vieux conducteurs | Maîtrisé, calibre adapté à la section |
| Diagnostic électrique | Anomalies relevées quasi systématiquement | Conforme si l’installation a moins de 15 ans |
Quatre bénéfices concrets ressortent du terrain : moins de surcharges, un risque incendie réduit, une maintenance simplifiée et une puissance mieux répartie entre les départs. Pour une panne déjà installée, mieux vaut d’abord faire diagnostiquer le tableau par un électricien avant d’ajouter quoi que ce soit.
Combien de circuits prévoir selon la surface
Le nombre de circuits dépend de la surface habitable, du nombre de pièces et de la puissance des appareils. Un logement de 80 m² exige au moins 8 circuits principaux, tandis qu’un petit logement jusqu’à 35 m² se contente de 2 circuits d’éclairage et de 2 à 3 circuits de prises. Sur une maison familiale, la cuisine concentre à elle seule cinq départs.
| Type de logement | Circuits éclairage | Circuits prises | Circuits spécialisés |
|---|---|---|---|
| Jusqu’à 35 m² | 2 | 2 à 3 | 1 à 2 (chauffe-eau, lave-linge) |
| Maison de 80 m² | 4 (jour, nuit, annexes, extérieur) | 4 (séjour, chambres, cuisine, garage ou bureau) | 4 minimum (four, cuisson, lave-linge, sèche-linge) |
| Maison de 80 à 100 m² équipée | 4 | 4 à 6 | 5 à 7 (lave-vaisselle, ballon d’eau chaude, prises extérieures, chauffage) |
Une pièce, un usage, un départ
Une chambre demande 1 circuit de prises et 1 circuit d’éclairage. Une cuisine réclame un circuit de prises, un circuit d’éclairage, plus un départ pour la plaque, un pour le four et un pour le lave-vaisselle. Une salle de bains, un cellier avec évier ou une buanderie se traitent comme des zones à forte utilisation : circuit distinct obligatoire, sans discussion.
Regroupez ensuite par zone logique — jour, nuit, extérieur. Ce découpage facilite le repérage au tableau et évite qu’une coupure nocturne plonge le séjour dans le noir. Prévoyez aussi un circuit pour les volets roulants, et scindez-le en deux au-delà de cinq moteurs : un volet bloqué ne doit pas condamner toutes les fenêtres de la maison.

interrupteur différentiel 30 mA type A
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Sections de câble et calibres : le tableau de référence
Une règle simple gouverne toute l’installation : la section du conducteur en mm² fixe le calibre maximal du disjoncteur qui la protège. Un disjoncteur 32 A posé sur du 2,5 mm² ne protège rien — le câble fond avant que l’appareil ne déclenche. Voici les correspondances réellement appliquées sur chantier.
| Circuit | Section | Disjoncteur | Différentiel | Limite de points |
|---|---|---|---|---|
| Éclairage | 1,5 mm² | 10 A (16 A maximum) | 30 mA type AC | 8 points lumineux par circuit |
| Prises de courant | 2,5 mm² | 16 ou 20 A | 30 mA type AC | 12 prises en 2,5 mm² / 20 A, 8 prises en 1,5 mm² / 16 A |
| Lave-linge | 2,5 mm² | 20 A | 30 mA type AC | 1 appareil dédié |
| Lave-vaisselle, sèche-linge, four | 2,5 mm² | 20 A | 30 mA type AC | 1 appareil par départ |
| Réfrigérateur ou congélateur | 2,5 mm² | 20 A | 30 mA type AC | 1 à 2 appareils |
| Plaque de cuisson ou induction | 6 mm² | 32 A | 30 mA type A | 1 appareil |
| Hotte aspirante | 2,5 mm² | 20 A | 30 mA type AC | 1 appareil |
| Volets roulants | 1,5 mm² | 16 A | 30 mA type AC | 4 à 5 moteurs, à scinder en deux circuits |
| Chauffage électrique | 2,5 mm² | 20 A par tranche de 4 500 W | 30 mA type AC | 1 disjoncteur par tranche de puissance |
Deux hauteurs à mémoriser : une prise protégée par un disjoncteur jusqu’à 20 A se pose à 5 cm minimum du sol fini, contre 12 cm au-delà de 20 A. Le détail paraît anodin. Il bloque pourtant des dossiers entiers lors du passage du CONSUEL, indispensable au raccordement d’une construction neuve.
Répartir ses circuits : la méthode en 6 étapes
La répartition se décide sur papier, jamais au fond d’un tableau, un tournevis dans une main et un plan dans l’autre. Voici l’ordre de travail qui évite les allers-retours et les oublis coûteux.
- Étape 1 : dessiner un plan détaillé de chaque pièce – Positionnez les meubles, les appareils et les points d’eau. C’est ce plan qui détermine tout le reste.
- Étape 2 : compter les points – Prises, points d’éclairage et appareils nécessitant un circuit séparé. Notez tout, même la future borne de recharge.
- Étape 3 : vérifier la capacité du tableau – Comptez les emplacements de modules libres. Un tableau plein se remplace avant d’être complété, c’est la règle.
- Étape 4 : choisir la section de chaque circuit – Selon la nature du circuit et la puissance de l’appareil, en suivant le tableau ci-dessus.
- Étape 5 : valider la conformité NF C 15-100 – Différentiels 30 mA, circuits spécialisés, liaison équipotentielle dans les pièces d’eau.
- Étape 6 : étiqueter chaque départ – Éclairage étage, prises séjour, four, ballon d’eau chaude. Un tableau repéré fait gagner des heures à chaque intervention.
Deux ou trois emplacements libres au tableau, des fourreaux en attente dans les murs et un circuit prévu pour une future alarme : l’anticipation coûte quelques dizaines d’euros au moment des travaux et évite de tout casser trois ans plus tard. Un projet de remise à niveau complète ? La page rénovation électrique d’Élecineris détaille la reprise d’un tableau ancien, rangée par rangée.
Terre, pièces humides et parafoudre : les trois vérifications qui sauvent
La mise à la terre est le conducteur de protection en cuivre jaune et vert qui relie chaque prise, chaque luminaire et chaque masse métallique à un répartiteur, puis à un piquet planté dans le sol. Sans elle, un interrupteur différentiel ne protège personne : il ne détecte une fuite de courant que si ce courant peut s’évacuer vers la terre.

disjoncteur divisionnaire 20 A courbe C
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Une terre à moins de 100 ohms
La résistance de la prise de terre ne doit jamais dépasser 100 ohms, mesurée par un professionnel avec un contrôleur adapté. Répartiteur de terre, barrette de coupure, conducteur principal de protection, piquet en acier galvanisé ou fond de fouille : chaque maillon compte. La section des fils de terre doit être identique à celle de l’alimentation de la pièce desservie.
Salle de bains : le 30 mA et la liaison équipotentielle
Un interrupteur différentiel 30 mA est obligatoire pour toute alimentation en pièce humide. S’y ajoute la liaison équipotentielle : toutes les parties métalliques — canalisations d’eau, de gaz et de chauffage, baignoire fonte, receveur de douche, sèche-serviettes, huisseries métalliques — sont reliées à la terre pour supprimer les différences de potentiel. Trois exceptions seulement : grilles d’aération, radiateurs de classe II et éléments posés sur canalisations PER.
Parafoudre : obligatoire dans certaines situations
Le parafoudre se pose en tête d’installation, juste après le disjoncteur abonné, et évacue les surtensions de foudre vers le sol. Il devient obligatoire si un paratonnerre existe sur le bâtiment, si le logement se situe en zone AQ2 avec une alimentation basse tension aérienne exposée à plus de 25 jours d’orage par an, ou si la sécurité des personnes le justifie (équipement médical à domicile, alarme intrusion, alarme incendie). Sur le plateau picard, plusieurs hameaux autour de Feuquières remplissent ces critères.

testeur de prise avec contrôle de terre
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Division d’un logement : deux compteurs, sans exception
Transformer une maison en deux appartements — pour louer ou pour vendre — impose un nouveau raccordement et un compteur dédié au nouveau logement. Garder un compteur unique et refacturer l’électricité à un locataire est illégal : la revente d’électricité à un tiers par un particulier est répréhensible, et tout bail exige un contrat individualisé au nom du locataire. Aucun bricolage n’est toléré sur ce point.
Le conseil de l’expert Élecineris
Étiquetez avant d’ajouter. Sur les interventions menées dans le secteur de Feuquières, neuf pannes sur dix nous font perdre plus de temps à identifier le circuit qu’à le réparer. Avant tout ajout, prenez une heure pour tester chaque départ un par un et coller une étiquette propre : prises chambres, four, éclairage extérieur. Deuxième réflexe : gardez toujours deux modules libres dans le tableau. Une borne de recharge, une climatisation ou un ballon thermodynamique arrivent plus vite qu’on ne le pense.
Tarifs indicatifs 2026
Les montants ci-dessous correspondent aux fourchettes constatées en 2026 sur des chantiers de rénovation chez des particuliers, fournitures et main-d’œuvre comprises. Comptez une variation de 15 à 20 % selon l’accessibilité des murs et la hauteur des combles.
| Prestation | Fourchette 2026 | Ce qui est inclus |
|---|---|---|
| Diagnostic électrique complet | 120 à 180 € | Contrôle du tableau, de la terre et des différentiels, rapport de conformité |
| Création d’un circuit spécialisé | 180 à 350 € | Câble, disjoncteur, prise ou sortie de câble, étiquetage |
| Remplacement du tableau (2 rangées, 12 modules) | 1 200 à 2 500 € | Tableau, différentiels 30 mA, disjoncteurs, repérage, mise en service |
| Mise à la terre complète | 400 à 900 € | Piquet, conducteur de terre, répartiteur, barrette de coupure, mesure |
| Pose d’un parafoudre | 250 à 450 € | Parafoudre certifié, disjoncteur associé, raccordement en tête |
| Repérage et étiquetage du tableau | 60 à 120 € | Identification des départs, étiquettes résistantes, plan de tableau |
Questions fréquentes
Combien de circuits minimum faut-il dans une maison de 80 m² ?
Huit circuits principaux au minimum selon la NF C 15-100, répartis entre éclairage, prises et appareils spécifiques, auxquels s’ajoutent les 4 circuits spécialisés obligatoires pour le four, la cuisson, le lave-linge et le lave-vaisselle. Une maison correctement équipée en compte plutôt douze à quinze.
Peut-on brancher un four et une plaque de cuisson sur le même disjoncteur ?
Non. Chaque appareil de cuisson exige son propre départ : 20 A en 2,5 mm² pour le four, 32 A en 6 mm² avec différentiel type A pour une plaque à induction. Les regrouper sur un seul disjoncteur provoque des déclenchements répétés et fait chauffer un câble sous-dimensionné.
Un interrupteur différentiel 30 mA suffit-il pour toute la maison ?
Un seul ne suffit pas. La norme impose au minimum deux interrupteurs différentiels 30 mA en tête de rangée pour répartir les circuits, et tous les circuits de pièces humides doivent y être raccordés. Répartir les départs évite qu’une fuite coupe l’éclairage et le congélateur en même temps.
Le diagnostic électrique est-il obligatoire pour vendre une maison à Feuquières ?
Oui, dès que l’installation a plus de 15 ans, pour toute vente ou tout renouvellement de bail. Le rapport reste valable 3 ans et doit être réalisé par un professionnel agréé. Un certificat de conformité CONSUEL daté de moins de 3 ans en dispense.
Peut-on louer une partie de sa maison en gardant un seul compteur ?
Non, c’est interdit. Toute division de logement impose un nouveau raccordement et un second compteur dédié, que ce soit pour une vente ou une location. Refacturer l’électricité à un locataire constitue une revente d’électricité à un tiers, pratique répréhensible au regard de la loi.
Passez à l’action
Un tableau qui disjoncte sans raison, un différentiel qui refuse de se réenclencher, un projet de cuisine à raccorder : ces situations se règlent en une visite, pas en trois semaines d’essais. L’équipe Élecineris intervient à Feuquières et dans tout le secteur pour repérer, séparer et mettre en conformité vos circuits selon la NF C 15-100.
Demandez votre devis gratuit dès maintenant et repartez avec un plan de circuits clair, étiqueté et conforme.

