- Sécurité d’abord : une sortie de toit non tubée ou mal dimensionnée expose au monoxyde de carbone et au feu de bistre. Le NF DTU 24.1 encadre chaque pièce, du conduit au chapeau.
- Deux ramonages par an, dont un pendant la période de chauffe, avec certificat à joindre à l’assurance habitation.
- Lumière gratuite : un conduit de lumière de 350 mm éclaire une cage d’escalier de 15 m² sans consommer un seul watt.
- Piège local : chapeau bas de gamme + conduit fissuré = refoulement de fumées les matins de brouillard, très fréquents dans le Pays de Bray.
Au sommaire :
- 1. Sortie de toit : le point faible de bien des cheminées
- 2. Tubage, chapeau, ramonage : la méthode en 5 étapes
- 3. Conduit de lumière : faire entrer le jour par le toit
- 4. Tarifs indicatifs 2026
- 5. Le conseil de l’expert Élecineris
- 6. Questions fréquentes
Une cheminée qui fume, ça se voit. Et ça s’entend : le tirage siffle, la suie retombe sur la hotte, la cage d’escalier reste noire à onze heures du matin. À Ferrières-en-Bray, les maisons du Pays de Bray partagent les mêmes contraintes — toits pentus couverts d’ardoise ou de tuile, brouillard tenace, vent d’ouest — et souvent les mêmes défauts de vieillesse : un conduit maçonné fissuré, un chapeau d’origine jamais remplacé, aucune lumière naturelle dans le hall.
L’éclairage de cheminée de toit est l’ensemble des équipements posés en couverture pour évacuer les fumées et faire entrer la lumière du jour : sortie de toit, chapeau, tubage inox et conduit de lumière. Le NF DTU 24.1 impose une étanchéité et un tirage contrôlés, tandis qu’un conduit de lumière de 350 mm éclaire à lui seul une cage d’escalier de 15 m², sans un watt consommé.

Conduit de lumière Eclair’Nat® pour toit en ardoise
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Sortie de toit : le point faible de bien des cheminées
La sortie de toit est la partie visible du conduit de fumée qui traverse la couverture et rejette les produits de combustion hors du logement. Trois règles la gouvernent : un dépassement suffisant au-dessus du faîtage, une distance de sécurité vis-à-vis des ouvrants et une accessibilité permanente pour le ramonage.
Ce qui se passe en dessous compte autant. Les fumées d’un poêle à bûches montent à 450 °C ; celles d’une chaudière gaz à condensation sortent froides mais chargées de condensats très acides qui rongent la brique en quelques hivers. Un conduit non tubé, c’est une paroi qui se gorge d’humidité, se fissure, puis laisse passer le bistre — cette suie goudronnée qui s’enflamme et transforme la cheminée en torche.
Le monoxyde de carbone reste le risque numéro un. Inodore, il remonte par un conduit bouché ou un raccordement mal étanche. Santé publique France recense chaque année près de 3 000 intoxications et une centaine de décès en France, très souvent liés à un défaut d’évacuation des produits de combustion.
| Critère | Conduit maçonné ancien | Conduit inox tubé |
|---|---|---|
| Étanchéité | Variable, fissures fréquentes | Contrôlée et garantie |
| Résistance aux condensats acides | Faible, érosion des briques | Élevée selon la nuance d’inox |
| Tirage | Sensible au vent et au brouillard | Stable, section calculée |
| Accumulation de bistre | Rapide, surface poreuse | Limitée, paroi lisse |
| Ramonage | Pénible, accès aléatoire | Rapide, brosse adaptée |
| Durée de pose | — | Une demi-journée à une journée |
Un conduit des années 1960 n’est pas condamné : il se tube. Encore faut-il choisir le bon diamètre, calculé selon la puissance de l’appareil et le combustible raccordé — pas selon ce qui traînait en stock chez le négoce du coin.
Tubage, chapeau, ramonage : la méthode en 5 étapes
Le tubage est l’insertion d’un tube inox rigide ou d’une gaine souple dans un conduit maçonné existant, afin de garantir l’étanchéité, de résister aux acides et de préserver le rendement de l’appareil de chauffage. Il est obligatoire pour tout insert, foyer fermé, poêle ou chaudière raccordé, quel que soit le combustible : bois, gaz ou fioul.
- Étape 1 : Diagnostiquer le conduit – inspection caméra, test d’étanchéité, repérage des fissures et des anciens raccordements. Sans ce passage, le devis relève de la loterie.
- Étape 2 : Tuber avec un inox adapté – nuance 316L pour le bois et le fioul, qualité renforcée pour le gaz à condensation. Le diamètre se calcule, il ne s’improvise jamais.
- Étape 3 : Choisir le chapeau de cheminée – protection contre la pluie, la neige et les nids d’oiseaux, mais surtout performances aérauliques. Un chapeau trop fermé étouffe le tirage ; un modèle trop ajouré laisse entrer feuilles et branches.
- Étape 4 : Contrôler le tirage et la ventilation du local – une cheminée consomme de l’air neuf. Dans une maison rénovée et calfeutrée, l’entrée d’air manque et l’appareil refoule.
- Étape 5 : Ramonage et attestation – deux passages par an, dont un pendant la période de chauffe. Le certificat remis au propriétaire fait foi auprès de l’assureur en cas de sinistre.

Sortie de toit Poujoulat ST PACK RÉNO
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Ventilation : le volet qu’on oublie systématiquement
VMC simple ou double flux, hotte de cuisine, chauffe-eau thermodynamique, sèche-linge : tous ces appareils rejettent de l’air par une sortie de toiture dédiée. Le NF DTU 68.3 exige des pertes de charge inférieures à 25 Pa pour un débit de 200 m³/h sur une installation de ventilation mécanique neuve, en résidentiel. Traduction concrète : un chapeau de ventilation inadapté suffit à faire forcer le moteur, à bruyamment siffler dans les combles et à faire remonter l’humidité sous les rampants.
Les solutions de toiture dédiées — chapeaux de ventilation type Atemax, sortie de toit VENTELIA avec embase à la tuile, compatibles toits plats, zinc, ardoise ou tuile — règlent les deux problèmes d’un coup : évacuation correcte et intégration discrète dans la couverture. Le lien avec l’électricité n’est pas anecdotique : un moteur de VMC qui force sur une évacuation bouchée consomme davantage et grille plus vite. Nos électriciens traitent ce type de dépannage à Ferrières-en-Bray et dans les communes voisines du Pays de Bray.
Conduit de lumière : faire entrer le jour par le toit
Le conduit de lumière est un dispositif de couverture qui capte la lumière du jour par un dôme, la transporte dans un tube à très haute réflectivité et la diffuse en plafond. Sur un toit en ardoise, il s’intègre en rampant, souvent à 45°, et reste presque invisible depuis la rue.
La différence entre un bon et un mauvais produit se joue dans le tube. Les modèles Eclair’Nat® pour toits en ardoises utilisent un alliage aluminium oxide d’argent, sans film collé à l’intérieur : un film finit toujours par se décoller et par perdre une partie de son rendement après quelques étés. Résultat, la lumière reste franche même par temps couvert, ce qui compte dans le Pays de Bray où le ciel gris domine une bonne partie de l’année.
Côté finition, tout existe : diffuseur carré pour un rendu contemporain, module thermique double vitrage pour limiter les déperditions, version LEDIN pour éclairer un plan de travail de cuisine le soir, conduit de 350 mm au-dessus d’une table à manger ou bandeau d’éclairage naturel pour un salon traversant. L’étanchéité reste le point non négociable : un conduit mal raccordé, c’est une infiltration silencieuse qui pourrit le rampant en deux hivers.
Sur les bâtiments tertiaires ou les grands volumes, on passe à l’éclairage zénithal : fenêtres de toit, lanterneaux fixes, verrières, voûtes. Combiné à un dispositif de désenfumage naturel certifié DENFC, le lanterneau remplit deux fonctions — lumière gratuite et évacuation des fumées en cas d’incendie. Les plaques en polycarbonate alvéolaire (PCA) vieillissent sous les UV et les intempéries : nettoyage régulier, contrôle d’étanchéité annuel, remplacement dès les premières infiltrations.
| Critère | Conduit de lumière | Fenêtre de toit | Lanterneau / DENFC |
|---|---|---|---|
| Lumière apportée | Forte, sans éblouissement direct | Forte, orientable | Très forte, grande surface |
| Impact sur la couverture | Faible, discret | Moyen, ouvrant | Important, châssis sur costière |
| Ventilation | Non | Oui si ouvrant | Oui si ouvrant motorisé |
| Sécurité incendie | Non concerné | Non concerné | Oui, certifié DENFC |
| Entretien | Nettoyage du dôme | Nettoyage + joints | PCA à remplacer périodiquement |
| Budget posé | 750 à 1 600 € | 900 à 2 200 € | 1 200 à 3 500 € |

Tubage inox flexible rigide pour conduit de fumée
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Tarifs indicatifs 2026
Les fourchettes ci-dessous correspondent à des chantiers courants en maison individuelle, en Seine-Maritime. Elles varient selon la hauteur du toit, l’accès, le nombre de niveaux et l’état de la couverture au moment de la pose.
| Prestation | Prix indicatif 2026 | Ce qui est inclus |
|---|---|---|
| Ramonage mécanique + attestation | 80 à 130 € | Passage, contrôle visuel, certificat |
| Chapeau de cheminée fourni et posé | 150 à 400 € | Chapeau, adaptateur, fixation |
| Sortie de toit inox complète (type ST Pack Réno) | 450 à 900 € | Sortie, chapeau, embase universelle, kit d’étanchéité |
| Tubage inox flexible | 60 à 120 € / ml | Gaine, colliers, raccordement à l’appareil |
| Conduit de lumière 250 à 350 mm posé | 750 à 1 600 € | Dôme, tube réfléchissant, diffuseur, étanchéité |
| Éclairage zénithal / lanterneau | 1 200 à 3 500 € | Fourniture, pose, raccord de couverture |
| Remplacement de plaques PCA | 90 à 180 € / m² | Dépose, fourniture, repose et reprise d’étanchéité |
Le conseil de l’expert Élecineris
Le réflexe qui évite le pire : un conduit de fumée ne se transforme jamais en puits de lumière. On nous appelle parfois pour récupérer un ancien conduit de cheminée en guise de gaine de lumière — c’est non, catégoriquement. Les résidus de bistre, l’humidité et les acides remontent dans le tube, et le dôme devient une entrée d’air pour les fumées. Le conduit de lumière exige un percement dédié, une étanchéité indépendante et un chapeau de cheminée toujours en place au-dessus de la sortie de fumée.
Deuxième réflexe, très local : après chaque hiver venteux, montez vérifier le chapeau. Un chapeau décalé de deux centimètres suffit à faire refouler le poêle les jours de brouillard, et c’est la panne la plus fréquente que nous rencontrons à Ferrières-en-Bray.

Sortie de toiture de ventilation Poujoulat VENTELIA
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Questions fréquentes
Peut-on utiliser un ancien conduit de cheminée pour installer un conduit de lumière ?
Non, jamais. Un conduit de lumière doit être dédié, étanche et indépendant du conduit de fumée. Réutiliser un ancien conduit expose à des remontées de bistre, d’humidité et de monoxyde de carbone vers le diffuseur intérieur. Il faut un percement neuf avec un raccord de couverture adapté à l’ardoise ou à la tuile.
À quelle hauteur doit dépasser la sortie de toit ?
La sortie de toit doit dépasser d’au moins 40 cm le faîtage, ou tout obstacle situé dans un rayon de 8 mètres. Sous cette cote, les turbulences créées par le relief de la couverture cassent le tirage et favorisent les refoulements. Le NF DTU 24.1 fixe les cas particuliers selon la pente du toit et la présence d’ouvertures.
Le ramonage est-il obligatoire chaque année ?
Oui, l’entretien annuel du conduit est une obligation pour tout appareil de chauffage à combustion. Les fabricants et le DTU 24.1 recommandent deux ramonages par an, dont un pendant la période de chauffe. L’attestation remise par le professionnel est le document que réclame l’assureur en cas de feu de cheminée.
Un conduit de lumière fait-il entrer le froid ou la chaleur ?
Un conduit correctement équipé d’un module thermique double vitrage et d’un tube isolé en combles perd peu de calories. La déperdition reste comparable à celle d’une fenêtre de toit de même surface. Les modèles bas de gamme vendus en grande distribution, sans isolation de tube, créent en revanche de vraies ponts thermiques et de la condensation.
Combien de temps faut-il pour poser un conduit de lumière ?
Comptez trois à quatre heures pour un conduit simple sur toit accessible, et une journée complète pour deux ou trois conduits ou pour une intégration en ardoise à 45°. La pose comprend le percement, le raccord d’étanchéité, la descente du tube et la fixation du diffuseur en plafond.
Passez à l’action
Une cheminée qui tire mal et un escalier sans lumière, ce sont deux chantiers qui se traitent dans la même journée — et deux occasions de sécuriser la maison d’un coup. Avant l’hiver, faites contrôler la sortie de toit, le chapeau et l’étanchéité de la couverture, puis chiffrez le conduit de lumière qui changera le quotidien de toute la maisonnée.
Nos équipes interviennent à Ferrières-en-Bray et dans tout le Pays de Bray pour le dépannage comme pour la rénovation : diagnostic sur place, devis clair, travaux conformes aux normes en vigueur. Un appel suffit pour caler une visite et repartir avec un plan d’action précis.




