- Règle 1 : 19 °C dans les pièces occupées, 16 à 17 °C en journée d’absence : chaque degré de moins allège nettement la facture de chauffage (ADEME).
- Règle 2 : Thermostat programmable : -10 % de coûts de chauffage. Veilles éteintes : -15 % sur le reste de la facture, soit plus de 100 € par an.
- Règle 3 : Ne bouchez jamais une grille de ventilation : l’air humide piégé crée condensation, moisissures et un chauffage qui peine à suivre.
L’hiver picard ne pardonne rien. À Moliens, sur le plateau du sud de la Somme, le vent balaie les longères en brique, s’engouffre sous les seuils de portes et transforme chaque degré manquant en euros envolés. La facture grimpe, le thermomètre plafonne, et la tentation de surchauffer guette à chaque coup de vent d’ouest. Le confort thermique hivernal est l’équilibre entre la chaleur produite, la chaleur conservée et l’air renouvelé, obtenu grâce à des équipements électriques bien choisis et bien réglés. Or, selon l’ADEME, le chauffage et l’eau chaude pèsent plus de 50 % de la facture d’énergie d’un foyer français, ce qui permet de cibler en priorité les postes où chaque euro investi rapporte le plus. Du réglage gratuit à l’installation rentable, voici les leviers concrets.
Au sommaire :
- 1. Chauffage : les réglages qui économisent sans rien sacrifier
- 2. Les équipements électriques qui changent tout
- 3. Eau chaude, éclairage, veilles : les postes cachés
- 4. Isolation, étanchéité et humidité : garder la chaleur
- 5. Le conseil de l’expert Élecineris
- 6. Tarifs indicatifs 2026
- 7. Questions fréquentes

Thermostat programmable connecté
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Chauffage : les réglages qui économisent sans rien sacrifier
Le thermostat programmable est un boîtier de commande qui ajuste la consigne de chauffage pièce par pièce selon vos horaires réels. L’ADEME chiffre sa contribution à environ 10 % de réduction des coûts de chauffage, ce qui permet d’amortir l’appareil en deux ou trois hivers, d’autant plus vite sur les modèles connectés pilotables à distance. Votre retour est retardé ? Vous baissez tout depuis votre téléphone. Fini la maison surchauffée pour rien.
Les consignes officielles tiennent en trois chiffres :
| Situation | Consigne recommandée (ADEME / CAA-Québec) |
|---|---|
| Pièce occupée (salon, cuisine) | 19 °C |
| Chambre la nuit ou pièces inoccupées | 18 à 19 °C |
| Absence la journée | 16 à 17 °C |
| Absence plusieurs jours | Position hors gel |
Un seul degré de moins se ressent à peine et se lit clairement sur la facture. Chauffer à 21 °C « pour être tranquille », c’est payer deux hivers d’économie potentielle. Autre réflexe souvent mal appliqué : boucher les entrées d’air. Les grilles de ventilation, jamais. Elles assurent le renouvellement d’air vital et préviennent la condensation. Seules les entrées d’air parasites (contours de portes, trappes de cheminée fissurées) méritent d’être colmatées.
Les équipements électriques qui changent tout
Une pompe à chaleur est un système électrique qui transfère les calories de l’air extérieur vers votre intérieur au lieu de produire de la chaleur. Un modèle récent restitue 3 à 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé, ce qui permet de diviser sensiblement la facture de chauffage par rapport à des radiateurs convecteurs classiques.
Pompe à chaleur air/air : le joueur du match
Les unités actuelles restent efficaces à basse température et fonctionnent encore par grand froid, avec un appoint électrique prévu par l’installateur pour les nuits à -10 °C du plateau picard. Des fabricants comme Carrier marquent des points avec leur technologie Inverto : modulation fine de la puissance, fonctionnement silencieux, versions gainables en système central. En 2026, une installation reste éligible aux aides MaPrimeRénov’ et aux primes CEE selon vos revenus : vérifiez les montants avant de signer un devis.
Radiateurs, panneaux infrarouges, sols chauffants
Pas de place pour une PAC ? Trois alternatives tiennent la route. Le radiateur neuf se positionne sous la fenêtre, là où l’air froid entre : il réchauffe le courant entrant avant qu’il ne refroidisse la pièce. Le panneau infrarouge mural chauffe par rayonnement une zone ciblée au moment utile, parfait pour un bureau ou une salle d’eau, avec un contrôle individuel ou groupé. Le sol chauffant électrique, plus coûteux à l’usage, se réserve aux surfaces carrelées compactes ; il exige un circuit dédié conforme à la norme NF C 15-100, une mise à niveau à prévoir avant tout chantier dans une maison ancienne.

ampoules LED
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VMC double flux : la chaleur qui ne part pas par la fenêtre
L’air entrant froid se réchauffe au contact de l’air sortant chaud dans un échangeur central. Résultat : vous n’ouvrez plus les fenêtres pour aérer en plein hiver, donc vous ne jetez plus votre chaleur dehors. L’unité centrale se loge au grenier ou dans un placard, avec des grilles dans chaque pièce. Rénovable dans une maison existante, ce dispositif réduit le besoin de chauffage conventionnel et règle le problème d’humidité à la racine.
Chauffage intelligent : le zonage au doigt et à l’œil
Des capteurs discrets relèvent la température de chaque pièce et transmettent à un panneau de contrôle mural ou mobile. Vous programmez le tout : chaleur au lever, mode éco la journée, confort le soir. Sur une installation existante, l’ajout reste possible et transforme radicalement la gestion d’une maison familiale à étages.
Eau chaude, éclairage, veilles : les postes cachés de la facture
La veille cachée est la consommation résiduelle d’appareils éteints en apparence mais encore alimentés en permanence. Le règlement européen plafonne cette puissance à 0,5 W (2 W pour les équipements connectés), mais cumulée sur toute la maison, elle pèse lourd : jusqu’à 15 % de la facture hors chauffage et eau chaude, soit plus de 100 € par an selon l’ADEME.
Ballon d’eau chaude : 55 °C, pas plus
Réglez le cumulus à 55 °C. Cette limite freine les bactéries pathogènes tout en évitant les surconsommations. Dans les pièces non chauffées (sous-sol, garage), isolez le ballon et les tuyaux avec un calorifuge : l’eau chaude qui traverse un local à 8 °C perd vite de la température, d’autant plus que les points d’eau sont éloignés. Partez plusieurs jours ? Éteignez le ballon, la relance au retour coûte moins cher que quinze jours de maintien.

multiprise à interrupteur
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Éclairage LED : la teinte compte autant que la durée
Une LED de qualité affiche jusqu’à 40 000 heures de vie ; retenez les modèles dépassant 20 000 heures avec un bon classement sur l’étiquette énergie. Les teintes, exprimées en kelvins, changent l’ambiance autant que la consommation :
| Pièce | Teinte recommandée |
|---|---|
| Salon, chambres, couloirs | Blanc chaud 2 700 à 3 500 K |
| Cuisine, salle de bain, bureau | Blanc dynamique 3 500 à 4 500 K |
Complément gratuit : peintures claires sur les murs, abat-jours translucides, canapé et bureau près des fenêtres. La lumière naturelle se réfléchit mieux et vous allumez moins tôt. Attention aux LED décoratives de mobilier : consommation réelle, utilité nulle.
Box, TV et veilles : la facture qui tourne la nuit
Une box internet consomme plus de 200 kWh par an, l’équivalent d’un lave-linge. L’éteindre chaque nuit réduit sa consommation de 25 %. Réduire la luminosité d’une grande TV économise 25 % également : un écran de 160 cm de diagonale consomme celui de trois à quatre TV de 80 cm. L’outil le plus rentable reste la multiprise à interrupteur : extinction groupée du salon en un clic. Gardez toutefois la veille du lave-linge et du lave-vaisselle, qui sert à détecter les fuites d’eau. Et la machine expresso ? Sa veille cachée vous coûte 3 à 4 € par an : débranchez.
Cuisine et électroménager : le programme Éco n’est pas du marketing
Le chauffage de l’eau est le poste principal du lavage : le programme Éco du lave-vaisselle consomme 45 % d’électricité en moins qu’un cycle intensif, et le lave-linge récent propose son « Éco 40-60 ». Lancez les appareils pleins, une demi-charge consomme autant d’électricité, et différez le départ aux heures les moins chères de votre contrat : 18 % des ménages font tourner le lave-vaisselle chaque jour, l’usage moyen oscille entre 3 et 5 cycles hebdomadaires. Le sèche-linge ? L’essorage mécanique en fin de cycle machine est 100 fois plus économe que l’extraction thermique : étendez à l’air libre dès que possible.
Côté plaques : un couvercle sur les casseroles fait gagner 25 % d’énergie, éteindre le four avant la fin de cuisson jusqu’à 10 %, et une bouilloire à thermostat réglée à 80 °C consomme 25 % de moins. Le froid, lui, tourne 24 h sur 24 : c’est le plus gros poste annuel de la cuisine, choisissez votre prochain frigo sur son étiquette énergie, pas sur son design.
Gain global chiffré par le comparateur Topten (édition 2026, kWh à 0,25 €) : un foyer équipé d’appareils efficaces dépense environ 2 000 € sur 15 ans contre 4 800 € pour un parc médiocre. L’écart de 2 800 € finance largement un thermostat et une rénovation complète de l’éclairage.
Pour déplacer vos gros usages aux meilleurs moments, Ecowatt (RTE) publie la météo de l’électricité, le simulateur Wattris indique quand consommer, et le site énergie-info du médiateur national de l’énergie répond aux questions tarifaires. Trois outils publics et gratuits qui complètent un contrat bien choisi.
Isolation, étanchéité et humidité : garder la chaleur gagnée
L’étanchéité à l’air est le colmatage des fuites parasites par lesquelles l’air chaud s’échappe vers l’extérieur : fissures, seuils de portes, trappes, conduits de cheminée ouverts. C’est l’un des travaux les plus rentables de la rénovation énergétique et il ne nécessite pas de gros chantier, ce qui permet d’agir vite avant les premiers grands froids.
Les chiffres à connaître avant d’investir : environ un tiers des pertes de chaleur d’une maison non isolée passe par les murs, et jusqu’à 25 % par un toit ou des combles non traités. Priorité absolue aux combles perdus, souvent la clé dans les longères picardes. Viennent ensuite le remplacement du simple vitrage par du double ou triple vitrage, une porte d’entrée performante et le traitement des courants d’air. Avant tout chantier, faites prioriser les travaux par un professionnel : l’ordre d’intervention change le bilan.
L’humidité, ennemi silencieux. Une humidité relative de 30 % minimum en hiver reste le seuil de confort sanitaire (référence Santé Canada) ; en dessous comme au-dessus, l’inconfort et les risques s’installent. Condensation sur les vitres, moisissures dans les angles, dégâts sur la structure : les causes sont presque toujours une isolation défaillante ou une ventilation absente. L’équipe Élecineris le constate sur le terrain : un diagnostic détermine si une VMC s’impose, et dans la majorité des cas, elle est indispensable.
Dernier point d’entretien : un chauffage 100 % électrique se fait vérifier tous les 3 à 5 ans, contre un entretien annuel pour un système central. Un contrôle complet demande 2 à 3 heures de travail, méfiez-vous des forfaits express de quelques minutes qui laissent les composants essentiels sans vérification. Et si vous modifiez votre système (poêle, foyer, appoint), prévenez votre assureur habitation : la prime bouge à peine, la couverture en cas de sinistre reste garantie.

manchon calorifuge pour ballon d’eau chaude
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Le conseil de l’expert Élecineris
L’astuce que nous appliquons chez nos clients de Moliens : installez le thermostat à 1,50 m du sol, au centre de la pièce de vie, loin d’un radiateur, d’une fenêtre et de tout courant d’air. Mal placé, il décale la consigne de 2 à 3 °C : vous chauffez trop, ou à contre-temps. Deuxième réflexe de pro : faites poser un contacteur jour/nuit dans votre tableau électrique pour piloter le ballon d’eau chaude sur les heures creuses. Deux interventions rapides, conformes à la norme NF C 15-100, qui transforment la facture dès le premier hiver.
Tarifs indicatifs 2026 à Moliens et dans la Somme
Sur la base d’un kWh facturé autour de 0,25 € TTC (option base), voici les fourchettes constatées en 2026 pour les interventions les plus demandées en rénovation :
| Équipement / prestation (fourniture + pose) | Tarif indicatif 2026 | Gain annuel estimé |
|---|---|---|
| Thermostat programmable connecté | 120 à 350 € | 60 à 120 € (-10 % chauffage) |
| Contacteur jour/nuit + pilotage ballon | 80 à 150 € | 40 à 90 € |
| Lot de 10 ampoules LED | 25 à 60 € | 30 à 60 € |
| Calorifuge ballon + tuyaux | 60 à 180 € | 30 à 70 € |
| Isolation combles perdus (soufflage) | 20 à 40 €/m² | Jusqu’à 25 % des déperditions |
| Pompe à chaleur air/air bi-bloc | 3 500 à 7 500 € | Chauffage divisé par 2 à 3 vs convecteurs |
| VMC simple flux hygroréglable | 500 à 1 200 € | Fini condensation et moisissures |
Les aides (MaPrimeRénov’, primes CEE) ne figurent pas dans ces fourchettes : elles peuvent réduire nettement la note sur une pompe à chaleur ou une isolation. Pour rappel, le guide Topten évalue le surcoût total d’un équipement peu performant à 4 800 € sur 15 ans, contre 2 000 € pour un parc bien choisi.
Questions fréquentes
Quelle température faut-il vraiment dans une maison en hiver ?
19 °C dans les pièces occupées, 16 à 17 °C en journée d’absence et 18 à 19 °C dans les chambres la nuit. Ces consignes ADEME suffisent au confort quand l’air est sec et la maison étanche. Baisser d’un seul degré réduit la facture de façon notable sans toucher au bien-être.
Un thermostat connecté est-il rentable pour un petit logement ?
Oui, dès que le logement chauffe au moins deux pièces. L’économie moyenne de 10 % sur le chauffage vaut 60 à 120 € par an ; l’appareil se rentabilise en deux à trois hivers. Sur les modèles connectés, l’anti-gaspillage en cas de retour retardé accélère encore l’amortissement.
Peut-on boucher les grilles de ventilation pour éviter les courants d’air ?
Jamais. Une grille de VMC bouchée piège l’humidité issue de la cuisine, de la douche et de la respiration : condensation, moisissures et air vicié s’installent en quelques semaines. Colmatez uniquement les entrées d’air parasites, portes, trappes et cheminée, et laissez la ventilation respirer librement.
Une pompe à chaleur chauffe-t-elle encore par grand froid ?
Oui. Les unités récentes conservent un bon rendement jusqu’à -15 °C environ, avec un appoint électrique prévu par le dimensionnement pour les pointes de froid. Ce qui compte, c’est le calcul de puissance par un installateur, pas la puissance maximale : un matériel sous-dimensionné consomme plus et s’use plus vite.
Faut-il éteindre le chauffe-eau quand on s’absente une semaine ?
Oui, au-delà de trois ou quatre jours d’absence : la relance au retour coûte moins cher que le maintien quotidien. Réglez ensuite le ballon à 55 °C pour contenir les bactéries pathogènes. Pour un simple week-end, laissez la coupure de côté, l’économie ne compense pas la gêne.
Passez à l’action
Commencez par les réglages : 19 °C, veilles éteintes, ballon à 55 °C. Ces trois gestes sont gratuits et se cumulent dès ce soir. Ensuite, priorisez les investissements : thermostat programmable, calorifugeage, éclairage LED, puis isolation des combles et équipement de chauffage adapté au bâti picard. Une maison de Moliens qui gagne en confort ne doit rien au hasard : c’est un tableau aux normes NF C 15-100, des circuits dédiés et des protections calibrées. Nos pages Dépannage et Rénovation détaillent chaque intervention, du contacteur jour/nuit à l’alimentation d’une pompe à chaleur. Pour un diagnostic de votre installation et un devis sans engagement, contactez Élecineris via notre page de contact : nous intervenons à Moliens et dans tout le sud de la Somme.

